Secteur de Masson-Angers

Entre agriculture, industrie et nature, le secteur de Masson-Angers est à l’image de Gatineau : vaste et diversifié. Sa situation géographique, au confluent des rivières des Outaouais et du Lièvre, contribue à l’abondance des milieux humides — comme la Réserve naturelle du Marais-Trépanier — qui remplissent des fonctions écologiques d’importance. Fondé en 1861, le village d’Angers cache un des secrets les mieux gardés du patrimoine gatinois : l’ancien presbytère de la paroisse de L’Ange-Gardien (1888) qui est l’un des plus beaux monuments de l’architecture religieuse à Gatineau.

Paroisse Ange Gardien

Ancien presbytère d’Angers, paroisse de L’Ange-Gardien

245, rue du Progrès

Ce magnifique bâtiment de pierres grises fut érigé selon les plans de l’architecte Cyrias Ouellet, natif de Kamouraska. Terminée en 1888, sa construction aurait coûté quelque 6360 $. La jolie véranda et le toit à mansarde, percé de plusieurs lucarnes à pignon, confèrent un charme particulier à l’édifice qui abrite aujourd’hui une résidence privée.

Église de la paroisse de L’Ange-Gardien

255, rue du Progrès

L’église de la paroisse de L’Ange-Gardien, érigée canoniquement en 1861, est l’œuvre de l’architecte Cyrias Ouellet. Sa construction, entamée en 1872, s’est terminée deux ans plus tard, l’église ayant d’ailleurs été bénie le 5 avril 1874 en présence des marguilliers et paroissiens. L’ornementation intérieure de l’édifice, qui porte en façade une rosace, s’est poursuivie jusqu’au milieu de la décennie 1880, mais a complètement été modifiée au cours des années 1950 et 1960.

Église
Rivière du lièvre

Rivière du Lièvre

Connue des Algonquins depuis des millénaires, la rivière du Lièvre fut utilisée par les Amérindiens, les chasseurs, les trappeurs et les pêcheurs bien avant de contribuer au développement de la région de Buckingham et de Masson. Son énorme potentiel favorisa en effet l’essor de ces localités en contribuant notamment au développement de l’industrie forestière et à l’installation de scieries, de papeteries et de centrales hydroélectriques.

Gare de Masson

10, rue de la Gare
(Loi sur la protection des gares ferroviaires patrimoniales)

Érigée en 1877, la gare de Masson (Buckingham-Jonction) contribua au développement de la localité et à l’essor économique de la Basse-Lièvre. Elle fut la témoin privilégiée de l’arrivée du Canadien Pacifique en sol québécois et de la construction de la première voie ferrée provinciale. La gare fut fermée en 1983, le service du chemin de fer ayant été déclassé, notamment par le transport par camion. En 1994, le bâtiment fut désigné gare ferroviaire patrimoniale par le gouvernement fédéral.

Gare de Masson
Réserve naturelle

Réserve naturelle du Marais-Trépanier

Réserve naturelle reconnue. S’étendant sur 247 hectares, cette réserve naturelle est un habitat de première qualité pour de nombreuses espèces faunistiques grâce à Canards Illimités Canada qui a restauré les milieux humides, notamment en y aménageant marais et étangs. Véritable écosystème d’intérêt pour le Québec, la zone recèle une richesse faunistique et floristique insoupçonnée. Elle offre un excellent habitat à plusieurs espèces de sauvagine, d’amphibien et de reptile telles que le troglodyte à bec court, la rainette faux-grillon de l’ouest et la tortue-molle à épines — des espèces rares et vulnérables. Ce paradis faunistique contribue à améliorer la qualité des eaux puisque les marais filtrent les eaux de ruissellement des terres agricoles avant qu’elles ne se déversent dans la rivière des Outaouais.

Crédits textes : Sonia Blouin, Ville de Gatineau. Crédits photographies : Ville de Gatineau. Église de la paroisse de L’Ange-Gardien : Studio Sokolowski. Réserve naturelle du Marais-Trépanier : Guy Germain.